The Neverending Story - 4,38 min - 2014


Le monde antique, me disais-je, n’a jamais existé, mais, indubitablement, nous l’avons rêvé. Notre effort devrait consister à annuler la frontière entre rêve et imagination, à tout inventer et à objectiver ensuite cette opération fantastique, à nous en détacher afin de pouvoir l’explorer comme quelque chose qui serait à la fois intacte et méconnaissable.
Fellini par Fellini.


Il y a l’homme oiseau - le plongeur, celui qui tente d’imiter et qui y arrive un fragment de seconde. Avons nous jamais, tous; rêver de voler - Cette curieuse sensation d’être au dessus - par dessus - de couvrir le globe du regard à l’image d’une divinité. Les Erinni en français, Erinyes, qui dans la mythologie Grecque étaient appelées «déesses infernales» et «déesses des ouragans». De divinités persécutrices elles sont devenues d’après Eschyle des divinités vénérables, protectrices d’Athènes sous décision d’Athéna.
Il y a Le cheval de Turin de Bela Tarr et le film document - la dernière exécution publique par guillotine en France en 1939, celle du « tueur au regard de velours «. L’archive enregistre et stock la mémoire collective. Et que fait internet, il la diffuse. Alors l’artiste à son tour l’utilise, déviant son contexte pour le placer dans l’Histoire, celle du montage vidéo capable de rassembler ces moments associés à sa propre histoire, faire sienne la frise d’un monde qui devant ses yeux évolue sans cesse.
The Neverending Story prend sa source et son inspiration au sein du Palazzo Altemps à Rome, où on étaient filmés les sculptures. C’est un récit dont les documents relatent de nouveaux mythes, des rêves qui prendraient leurs sources au sein de notre imaginaire collectif. Les temps-morts-noirs sont des virgules, des respirations. C’est un voyage initiatique à l’image d’un bateau ivre. Une fresque-retable, un polyptyque se déployant par fragments via le document internet et la réalité filmée au quotidien.

The ancient world, I thought to myself, never existed, but, undoubtedly, we dreamed it. Our effort should consist in cancelling the boundary between dream and imagination, in inventing everything and then objectifying this fantastic operation, detaching ourselves from it in order to be able to explore it as something that would be both intact and unrecognizable.
Fellini by Fellini.

There is the bird man - the diver, the one who tries to imitate and who succeeds in doing so for a fragment of a second. Have we all ever dreamed of flying - that curious sensation of being above - of covering the globe as the image of a divinity. The Erinni in English, Erinyes, who in Greek mythology were called "infernal goddesses" and "goddesses of hurricanes". From persecuting deities they became according to Aeschylus venerable deities, protectors of Athens by decision of Athena.
There is Bela Tarr's The Horse of Turin and the documentary film - the last public execution by guillotine in France in 1939, that of the "velvet-eyed killer". The archive records and stores the collective memory. And what the internet does, it disseminates it. So the artist in turn uses it, deviating its context to place it in History, that of video editing capable of bringing together these moments associated with his own history, making his own the frieze of a world that before his eyes is constantly evolving.
The Neverending Story takes its source and inspiration from the Palazzo Altemps in Rome, where the sculptures were filmed. It is a story whose documents recount new myths, dreams that take their source in our collective imagination. Black time-outs are commas, breaths. It's an initiatory journey in the image of a drunken ship. A fresco-table, a polyptych unfolding in fragments via the internet document and the reality filmed in everyday life





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